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Ile Maurice

Drapeau national

Le ROUGE représente la lutte pour la liberté et l'indépendance
Le BLEU représente l'océan Indien au milieu duquel l’Ile Maurice est située
Le JAUNE représente la lumière nouvelle de l'indépendance qui brille sur l'île
Le VERT représente l'agriculture de Maurice et ses couleurs tout au long des douze mois de l'année

 

Le drapeau est dans la proportion de 6 à 4  et se compose de quatre bandes horizontales égales rouge, bleu, jaune et vert.

Armoiries

Conformément à ce qui est stipulé dans les lois de Maurice datées de 1990, volume 2,
Schedule (annexe), (Section 2)

Les armoiries et le blason de Maurice sont décrit comme :

 a) pour les armoiries :

   (i) dans le quart supérieur gauche, une lymphad 

   (ii) dans le quart supérieur droit, trois palmiers verts éradiqués sur fond doré

   (iii) dans le quart inférieur gauche, une clé sur un fond doré

   (iv) dans le quart inférieur droit, une étoile d’argent qui pointe une lumière sur un fond bleu azur

 (b) blason-

   (i) à gauche, un dodo, dressé sur une une ceinture de gueules argent, et

   (ii) à droite, un sambar, dressé sur une ceinture de gueules argent, chacun d’entre eux entravant une canne à sucre

(c) Dans la partie inférieure, sur une ceinture de gueules, on peut lire la devise du pays comme suit : « L’étoile et la clé de la mer des Indes »

Hymne national

Un concours ouvert pour la composition des paroles de l'hymne national pour l'Ile Maurice fut lancé en 1968. Le prix fut décerné à la proposition soumise par le célèbre poète mauricien, Jean Georges Prosper, MBE (membre de l’ordre de l’Empire britannique).
 
Gloire à toi, Ile Maurice,
Ile Maurice, ô ma mère patrie,
Fraîche est ta beauté,
Doux est ton parfum,
Nous voici tous debout,
Comme un seul peuple,
Une seule nation,
En paix, justice et liberté,
Pays bien-aimé,
 
Que Dieu te bénisse,
Aujourd'hui et toujours.
 
Les paroles ont été ensuite mises en musique par Philippe Gentil, MBE, violoniste, trompettiste et saxophoniste de l’Orchestre de la police nationale.
 
L’hymne nationale demeure la propriété du gouvernement de la République de Maurice 

Fleur nationale

Le Trochetia boutoniana (Boucle d'oreille) a été déclaré la fleur nationale le 12 mars 1992, lorsque Maurice accéda au statut de république. Nommée d'après le célèbre botaniste français, Louis Bouton, elle est endémique de l'Ile Maurice et pousse à l'état sauvage dans une seule localité. C'est un magnifique arbuste atteignant environ 2-3 mètres de haut, doté de fleurs rouge-orange. Adapté au climat sec, il fleurit de juin à octobre. 
Trochetia Boutoniana
(Boucle d'Oreille)

Ile Maurice

L'archipel des Mascareignes est constitué de l'Ile Maurice, l’Ile de La Réunion et Rodrigues. Il détient son nom du navigateur Pedro Mascarenhas qui fut l'un des premiers Européens à indiquer son existence au début du 16ème siècle.
 
Maurice est située à 890 km à l'est de Madagascar, entre 19°50' et 20°32' de latitude sud et 57°18' et 57°46' de longitude est. La Réunion, DOM français, Département d'Outremer et île française, se situe à 200 km au sud-ouest de Maurice, et Rodrigues, une île faisant partie du territoire mauricien, se situe à 600 km à l'est nord-est de Maurice.
 
Toutes d'origine volcanique, ces îles séparées par des fosses marines de 4 000 mètres de profondeur, ont émergé des abysses en raison de gigantesques éruptions volcaniques sous-marines qui se sont produites à des milliers de kilomètres à l'est du bloc continental composé de l'Afrique et de Madagascar.
 
En ce qui concerne l'âge de ces différentes îles, on sait que l'Ile Maurice commença à émerger il y a quelque 8 millions d'années, alors que la Réunion émergea quelque 5 millions d'années plus tard. Même si le plateau situé sous le lagon de Rodrigues pourrait être beaucoup plus ancien que l'île elle-même, on estime l’âge de Rodrigues à seulement 1,5 millions d'années.
 
Maurice couvre une superficie de 1 860 km2 et se compose d'un plateau central qui s’élève progressivement vers le sud-ouest où l'île atteint son point le plus haut de 828 mètres au Piton de la Rivière Noire. Ce plateau est entouré de ce qui reste du cratère principal sous forme d'une chaîne de montagnes (Moka, le Corps de Garde, le Pieter Both) et quelques sommets isolés (le Piton du Milieu, la Motte à Thérèse).
 

Situation géographique

Maurice est située dans le sud-ouest de l'océan Indien, légèrement au-dessus du tropique du Capricorne, sur la latitude de 20° sud et la longitude de 57°est de Greenwich. Elle se trouve à 2 000 km au large de la côte est de l'Afrique et à quelque 855 km à l'est de Madagascar.
 
Ile d'origine volcanique d'une superficie de 1 864 km2, elle est presque entièrement entourée de récifs coralliens. La terre s'élève des plaines côtières à un plateau central où il atteint une hauteur de 670 mètres. Ce plateau est bordé par trois chaînes de montagnes, dont le sommet le plus haut, le Piton de la Rivière Noire, s’élève à 828m d’altitude.
 
Elle bénéficie d'un climat maritime subtropical avec une température moyenne de 22°C sur le plateau central.
 
Le territoire mauricien
 
La république de Maurice est constituée de l'île principale, Maurice, et de plusieurs îles périphériques. La deuxième plus grande île, Rodrigues, est d'une superficie de 108 km2. Elle se situe à 560 km à l'est de Maurice. Dotée d’une population d'environ 38 167 habitants, son économie est fondée principalement sur la pêche, l'élevage de bétail et le secteur du tourisme, qui est actuellement en plein essor.
 
Les îles jumelles d'Agalega totalisent une superficie de 2 600 hectares et sont situées à environ 1 000 km au nord de Maurice. Agalega a une population d'environ 300 habitants et son économie est principalement basée sur l'exploitation de la noix de coco.
 
Saint Brandon est un archipel constitué d’un certain nombre de bancs de sable, de bancs et d’îlots. Cet archipel est situé à environ 430 km au nord-est de Maurice, il est principalement utilisé comme base de pêche.
 

Climat

Maurice est caractérisée par un climat marin, tropical pendant l’été et tempéré pendant l’hiver. Les mois estivaux s’étendent de novembre à avril, tandis que l’hiver s’étend de mai à octobre.
 
Au centre de l’île, la température varie entre 13oC et 19oC en juillet-août, et entre 19oC et 25oC en janvier. La température côtière est supérieure d’environ cinq degrés.

Population et habitants

Les nombreuses immigrations survenues aux 18e, 19e et 20e siècles respectivement, ont fait de Maurice un mélange unique de races, cultures et religions. Ainsi des Européens, des Africains, des Indiens et des Chinois ont créé ensemble une société multiraciale au sein de laquelle les différentes cultures et traditions fleurissent dans la paix et l’harmonie.
 
La population de Maurice commença sa croissance sous la colonisation française au 18e siècle, s’élevant à quelques 1 000 habitants en 1735 et à 20 000 habitants en 1767 (dont 15 000 esclaves). Lorsque les Anglais abolirent l’esclavage en 1835, la population s’élevait à 100 000 habitants, puis elle augmenta rapidement avec l’arrivée des laboureurs indiens. Entre 1835 et 1865, environ 200 000 laboureurs indiens arrivèrent sur l’île. Au tournant de 1900, la population avait atteint 371 000. En 1944, elle s’élevait à 419 000 habitants. Après la Seconde Guerre mondiale, la population s’accrut plus rapidement, notamment à cause du baby boom et de la baisse du taux de mortalité infantile.
 
Le taux de croissance naturelle, qui s’élevait à environ 3 % dans les années 1960, a chuté considérablement suite aux campagnes de planification familiale et à une plus grande prise de conscience, dûe à une meilleure éducation. En juillet 2012, la population de Maurice était estimée à 1 291 456 habitants, ce qui correspond à un taux de croissance de 0,4 % depuis fin 2010

Langues

L’anglais est la langue officielle, le français est largement utilisé et le créole est parlé couramment. Les langues asiatiques font également partie de la mosaïque linguistique local
 

Culture

Maurice a une culture cosmopolite. La cohabitation de Mauriciens d’ascendance indienne, africaine, européenne et chinoise a mené à un partage de cultures et de valeurs, à une participation collective aux fêtes, et à une meilleure entente entre personnes de milieux différents. Maurice est aujourd’hui un mélange unique de races, de langues et de cultures

Les fêtes

Les fêtes et évènements religieux principaux célébrés à Maurice sont le Cavadee, la fête du Printemps, Noël, Divali, Pâques, Eid-ul-Fitr, Ganesh Chathurti, Holi, Maha Shivaratree, le pèlerinage du Père Laval et Ougadi.
 
Cavadee
Le Cavadee est célébré en janvier/février. Avec les cérémonies de marche sur le feu et d’escalade d’épées, le Cavadee est l’un des plus spectaculaires évènements tamils. Le corps percé d’aiguilles et la langue et les joues percés de broches, le dévot, comme en transe et en pénitence, se dirige en procession vers le temple, portant le "Cavadee", une arche en bois couverte de fleurs ayant à chaque extrémité un pot de lait qu’il déposera devant la divinité. [Jour férié]
 
La fête du Printemps
La fête du Printemps, qui est le nouvel an chinois, est célébrée en janvier/février, dépendant du calendrier lunaire. Le rouge, symbole du bonheur, est la couleur dominante. Beaucoup de plats sont préparés pour favoriser une année d’abondance, et le traditionnel gâteau de cire est distribué à la famille et aux amis. Des pétards sont tirés pour éloigner les mauvais esprits. [Jour férié]
 
Divali
Divali est la plus joviale des fêtes hindoues. Célébrée en octobre/novembre, elle fête la victoire du bien sur le mal dans la mythologie hindoue. Des lampes à l’huile en argile sont traditionnellement placées devant chaque maison, donnant à l’île un air de pays magique avec toutes leurs lumières clignotantes. [Jour férié]
 
Eid-ul-Fitr
Eid-ul-Fitr est célébré pour marquer la fin du Ramadhan, période sacrée du jeûne pour les musulmans. C’est pour eux un jour de remerciements et de réjouissances. Des prières sont dites le matin dans les mosquées. [Jour férié]
 
Ganesh Chathurti
Ganesh Chathurti est parfois fêté en septembre, le 4ème jour du mois lunaire du calendrier hindou. Il célèbre la naissance de Ganesha, le dieu de la sagesse et celui qui enlève les obstacles, selon la mythologie hindoue. [Jour férié]
 
Holi
Holi, c’est la fête des couleurs. Elle célèbre le début du printemps et les personnes de foi hindoue s’amusent à s’envoyer les unes sur les autres des jets de poudres et d’eau teintés. C’est un moment de réjouissances et d’échanges de souhaits.
 
Maha Shivaratree
Maha Shivaratree est célébré en l’honneur de la divinité hindoue Shiva (en février). Les dévots hindous, vêtus de blanc pur, portent le «kanvar » - des arches en bois couvertes de fleurs – lors de leur pèlerinage vers Grand Bassin, lac où ils vont chercher de l’eau sacrée. Cette coutume rappelle les grands rituels sur les berges du Gange sacré en Inde. [Jour férié]
 
Le pèlerinage du Père Laval
En septembre, des personnes de toutes les religions se rendent au tombeau du Père Jacques Désiré Laval, un missionnaire français du 19e siècle, situé à Sainte Croix, Port Louis. On peut entrevoir la ferveur de Lourdes dans la foule qui attribue à ce saint homme le pouvoir de guérir miraculeusement.
 
Ougadi
Ougadi est le nouvel an télégou. Il est habituellement célébré en mars. [Jour férié]

La cuisine mauricienne

Maurice est un paradis pour les sens, non seulement pour les yeux avec ses magnifiques paysages, mais aussi pour le palais. Les gastronomes rencontreront toute une variété de parfums et d’arômes hérités des diverses arrivées d’immigrants tout au long de son histoire. Les traditions culinaires françaises, indiennes, chinoises et africaines, qui sont les cuisines les plus connues et appréciées dans le monde, ont été transmises de génération en génération. Il est très fréquent de voir un mauricien commencer sa journée par un petit-déjeuner continental suivi d’un déjeuner indien, et finir par un dîner chinois.
 
Maurice a des liens historiques très forts avec la culture française, qui lui a laissé son savoir-vivre. Des plats français comme la daube, le civet de lièvre ou le coq au vin servis avec un bon vin en sont le témoignage. Au fil du temps, certains plats ont été agrémentés d’ingrédients exotiques du pays, leur apportant une saveur unique.
 
Au cours du 19e siècle, après l’abolition de l’esclavage, les travailleurs indiens qui arrivèrent à Maurice emmenèrent avec eux leur délicieuse cuisine. Ces travailleurs engagés vinrent de différentes régions de l’Inde, chacune ayant ses propres traditions culinaires. Le safran, la cannelle, la cardamome et le girofle, qui figurent parmi les épices les plus utilisées, apportent aux plats une saveur forte et subtile. Il faut aussi mentionner la grande place faite aux dholls, aux légumes, aux haricots et aux achards en guise d’accompagnements. Les dhollpuris et les rotis, d’origine indienne, sont devenus les fish and chips des mauriciens. Le biryani, d’origine moghole, est un plat préparé par la communauté musulmane avec de la viande mélangée à un riz épicé et à des pommes de terre.
 
La fin du 19e siècle vit l’arrivée des immigrants chinois. La plupart d’entre eux étaient originaires du sud-est de la Chine, et plus précisément de la région cantonaise dont la cuisine variée et sophistiquée est la plus réputée en Chine. Ses plats font appel à tous les sens avec leurs couleurs, leurs formes, leurs arômes et leurs saveurs. Cette tradition d’excellence a été maintenue, et a ainsi conquis les tables des autres communautés. Même si la communauté chinoise est une des plus petites, sa cuisine est la plus présente dans les restaurants, tout autour de l’île. Les mines frites ou le riz frit, le chop suey et les rouleaux de printemps sont appréciés par tous. D’autres mets raffinés, comme la soupe d’aileron de requin ou d’abalone, ne sont proposés que dans les restaurants chinois spécialisés.
 
Au fil des années, chaque communauté a puisé dans la cuisine des autres en réadaptant selon ses goûts, ce qui a donné la cuisine mauricienne. La cuisine créole, par exemple est un mélange d’ingrédients et de saveurs variés. L’incontournable rougail est accompagné d’achards ou de dholls et de riz, d’origine indienne. D’autres habitudes alimentaires se sont également installées ces vingt dernières années avec l’arrivée de fast foods : burgers, pizzas et frites.
 
Tout visiteur de l’île devrait goûter à une paire de dhollpuris et prendre un verre d’alouda ou de jus de tamarin pour connaître la véritable saveur de Maurice.

Folkore et musique

L’Ile Maurice est bénie par les sons et les rythmes des civilisations de l’est, de l’ouest et de l’Afrique, qui ont influencé son histoire. Ce patrimoine culturel a été préservé et transmis de manière intacte de génération en génération. D’autre part, certaines de ces civilisations se sont entremêlées pour générer des sons et des rythmes uniques.

La danse typique la plus folklorique est le séga, d’origine africaine. Cette danse est rythmée au son de la ravane, une espèce de tambour circulaire, et d’autres instruments tels que la maravanne et le triangle. Dansé et chanté par tous les Mauriciens, il anime aujourd'hui toutes les occasions. Plus récemment un nouveau « son », qui est un mélange du séga et du reggae, a pris sa place dans notre culture musicale locale. Cette musique fusionnelle, appelée le seggae, est un nouveau rythme mélodieux et divertissant qui reflète la nature mixte de Maurice. Le seggae est apparu dans les années 80. Initialement la musique des Rastafaris et des faubourgs défavorisés de Port Louis, le seggae fait son chemin à travers les boîtes de nuit et les principaux véhicules de la musique locale mauricienne.

D’autres musiques et danses traditionnelles chinoises et indiennes ont également été introduites par les immigrants venus de l’Inde et de la Chine. La finesse et l’élégance des danses indiennes sont difficilement égalables. Vêtues de saris multicolores, les danseuses exécutent des chorégraphies précises, dont la moindre attitude est très expressive. Elles dansent au son exclusif du sitar et du tabla, qui expriment la finesse et la magie de la culture orientale. Il y a également les danses traditionnelles chinoises, hautes en couleurs, dont les danses ancestrales du lion et du dragon, qui sont les plus connues. La vue de ces créatures mythiques, personnalisées de façon tellement vivante à travers la précision et l’agilité des danseurs, offre un spectacle à ne pas manquer.
 
La musique occidentale est également très présente dans la culture mauricienne, incluant la musique classiques, le rap, le hip-hop, le rock, le jazz et d’autres musiques plus traditionnelles telles que la valse et tous les types de danses de salon. Il y a aussi un penchant très fort pour les musiques des années 60 et 70, telles les chansons d’Elvis Presley, de Cliff Richard, et d’Engledberd Emperding, qui font partie de l’héritage musical national de Maurice

Histoire

L’Ile Maurice est demeurée longtemps inconnue et inhabitée, jusqu’à ce qu’elle soit visitée par des marins arabes, probablement au Moyen Âge, et qu’elle commença à figurer sur les cartes géographiques, vers 1500, sous le nom arabe de « Dina Arabi ». Le marin portugais Domingo Fernandez Pereira fut sans doute le premier Européen à débarquer sur l’île, vers 1511. Maurice portait le nom portugais de « Cirne » sur les premières cartes géographiques portugaises, nom possiblement attribué au dodo, cet oiseau incapable de voler qui croissait en grand nombre sur l’île à cette époque.

History

Ce fut en l'honneur d'un autre marin portugais, Don Pedro Mascarenhas, que furent nommées  les îles des Mascareignes, groupe d’îles qui comprend aujourd’hui les îles Maurice, Rodrigues et la Réunion. Les Portugais ne restèrent toutefois pas longtemps dans la région des Mascareignes, qui ne les intéressait pas.

La période hollandaise (1598 – 1710)

En 1598, une escadrille hollandaise débarqua au Grand Port sous le commandement de l’Amiral Wybrand Van Warwyck. L’île fut alors nommée « Mauritius », en l’honneur du Prince Maurice Van Nassau, «Stathouder » de la Hollande.

 
History, The Dutch period (1598-1710)
Cependant, ce ne fut qu’en 1638 que les Hollandais firent une première tentative de colonisation, époque à laquelle le célèbre navigateur hollandais Tasman s’élança à la découverte de la côte ouest de l’Australie. La première colonisation hollandaise dura environ vingt ans. Par la suite, plusieurs nouvelles tentatives de développement furent faites sans retours financiers suffisants, ce qui décida du départ définitif des Hollandais de Maurice en 1710. Ces derniers sont mémorisés pour l’introduction de la canne à sucre, des animaux domestiques et des cerfs.
 

La période française (1715 – 1810)

Abandonnée par les Hollandais, l’île devint une colonie française lorsque, en septembre 1715, Guillaume Dufresne d’Arsel débarqua et prit possession de ce précieux port d’attache situé sur la route des Indes. Il nomma l’île « Isle de France », mais ce ne fut qu’en 1721 que les Français commencèrent à l’occuper. Quelques années plus tard, en 1735, avec l’arrivée du plus illustre des gouverneurs français, Mahé de La Bourdonnais, l’Isle de France commença à se développer efficacement.

History, The French period (1715-1810)

Mahé de La Bourdonnais fit de Port Louis une base navale et un centre de construction navale. Sous son gouvernement, de nombreux bâtiments furent construits, dont plusieurs sont encore là aujourd’hui, tels une partie de la maison du Gouverneur, le Château de Mon Plaisir à Pamplemousses, les Casernes centrales à Port Louis. L’île fut administrée par des représentants de la Compagnies des Indes orientales  jusqu’en 1767.

Dès lors, et ce jusqu’en 1810, l’administration de l’île fut sous la responsabilité d’officiers élus par l’État français, à l’exception d’une brève période pendant la Révolution française,  durant laquelle les habitants de l’île établirent un gouvernement pratiquement indépendant de la France.

Pendant les guerres napoléoniennes, l’Isle de France était devenue une base à partir de laquelle les corsaires français organisaient des attaques successives sur des navires marchands anglais. Ces attaques continuèrent jusqu’en 1810, lorsqu’une vaste expédition anglaise fut lancée pour prendre l’île. Une première attaque fut déjouée par les Français à Grand Port en août 1810 mais la principale attaque, lancée en décembre de la même année depuis Rodrigues, prise un an auparavant par les Anglais, s’avéra triomphale. En effet, les Anglais débarquèrent en grand nombre au nord de Maurice et renversèrent rapidement les Français, qui capitulèrent. Conformément au Traité de Paris de 1814, l’Isle de France, qui reprit son nom précédent de « Mauritius », fut définitivement cédée à la Grande Bretagne, avec ses territoires dépendants, qui incluaient alors Rodrigues et les Seychelles. Sur l’acte de capitulation des Français, signé par les deux parties, les Anglais garantissaient qu’ils respecteraient la langue française, les coutumes, les lois et les traditions des habitants de Maurice.

La période anglaise (1810 - 1968)

L'administration anglaise, qui débuta avec le gouverneur Robert Farquhar, fut suivie de rapides changements sociaux et économiques. L’un des évènements les plus importants fut l’abolition de l’esclavage en 1835. Les planteurs reçurent une compensation de deux millions de livres sterling pour la perte de leurs esclaves importés d’Afrique et de Madagascar pendant l’occupation française.

History, The British period (1810-1968)

L’abolition de l’esclavage eut d’importantes répercussions dans les secteurs socio-économiques et démographique de l’île. Les planteurs se tournèrent vers l’Inde, d’où ils firent venir un grand nombre de laboureurs engagés, c’est-à-dire sous contrat, pour travailler dans les champs de cannes à sucre.

Les immigrants indiens, qui étaient de foi hindoue et musulmane, devaient changer rapidement le tissu de la société. Ils furent ensuite rejoints par un petit nombre de commerçants chinois.

La culture de la canne à sucre connut un nouvel essor et l’île prospéra, grâce, surtout, à l’exportation du sucre vers l’Angleterre. Les progrès économiques nécessitèrent l’extension et l’amélioration des moyens de communication, et une infrastructure adéquate fut peu à peu mise en place.

Le développement constitutionnel

Sur le plan constitutionnel, le Conseil du Gouvernement, créé en 1825, fut élargi en 1886 pour pouvoir accueillir des représentants élus. Le nouveau Conseil incluait 10 membres élus par suffrage restreint. Ce n’est qu’en 1933 que la Constitution fut à nouveau amendée en conséquence. La proportion des membres du Conseil nominés ne détenant pas de ministère fut amenée à deux tiers. Toutefois, le droit de vote restait réservé aux personnes d’une certaine classe sociale et aux propriétaires. Un changement majeur survint en 1948, lorsqu’après des années de longues négociations pour une constitution plus libérale, le droit de vote fut étendu à tout adulte pouvant réussir un test d’alphabétisation de base.

Le Conseil du Gouvernement a été remplacé par un Conseil législatif composé de 19 membres élus, 12 membres nominés par le Gouverneur et trois membres de droit. Des élections générales eurent lieu en août 1948 et le premier Conseil législatif se réunit le 1er septembre 1948.

Suite aux conférences constitutionnelles tenues à Londres en 1955 et en 1957, le système ministériel fut mis en place et des élections générales eurent lieu le 9 mars 1959. Pour la première fois, elles se déroulèrent sur le principe du suffrage universel adulte, et le nombre d’électeurs atteignit 208 684. En 1961, une conférence de révision constitutionnelle fut tenue à Londres et un programme pour améliorer la Constitution fut établi. Elle fut suivie en 1965 par la dernière conférence constitutionnelle qui ouvrit à Maurice la route à l’indépendance. Après les élections générales de 1967, Maurice adopta une nouvelle Constitution et son indépendance fut proclamée le 12 mars 1968. Elle accéda au statut de République 24 années plus tard, le 12 mars 1992.

Les dodos descendaient d’un type de pigeons qui s’était établi à Maurice il y a plus de 4 millions d’années. En l’absence de prédateurs pour les attaquer, ils perdaient leur besoin et leur capacité de s’envoler. Ils vivaient et nichaient à même le sol, se nourrissant de fruits tombés des arbres. Il n’y avait pas de mammifères sur l’île à cette époque, ce qui permit à une grande diversité d’oiseaux de vivre dans les denses forêts tropicales.

En 1505, les Portugais furent les premiers humains à faire escale à Maurice. L’île devint rapidement une escale pour les navires engagés dans le commerce des épices. Pesant jusqu’à 50 kilos, le dodo représentait ainsi une source bienveillante de viande fraîche pour les marins. Les dodos furent ainsi tués en grands nombres en guise de nourriture.

Plus tard, lorsque les Hollandais utilisèrent l’île comme colonie pénitencière, les porcs et les singes y furent introduits en même temps que les prisonniers. Plusieurs navires qui débarquèrent à Maurice transportaient aussi des rats à leur insu, dont certains s’enfuirent sur l’île. Avant l’arrivée des humains et d’autres mammifères dans l’île, le dodo n’avait pas à craindre les prédateurs. Bien vite, les rats, porcs et singes commencèrent à manger les œufs de dodos dans leurs nids situés à même le sol.

De pair avec l’exploitation humaine, les espèces de mammifères introduites contribuèrent énormément à réduire la population de dodos. Moins de 100 ans après l’arrivée des premiers hommes sur le sol mauricien, le dodo autrefois abondant était devenu un oiseau rare. Le dernier fut tué en 1681.

Source:www.gov.mu  République de Maurice
 
 
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